EN Christiane Löhr’s work evolves through a direct dialogue with nature, the result of an acute relationship with both the animals and wild surroundings of her youth. She finds materials such as plant stalks and dandelion or ivy seeds to construct diminutive sculptures reminiscent of everyday objects or monumental architecture. By following the geometry native to organic matter, the artist constructs objects that stand as archetypes for an imaginary architecture—surprisingly light and fragile, yet inherently powerful and stable. Despite their often intimate format, these sculptures command space through a rigorous internal order, proving that strength resides in precision and proportion rather than scale.
Parallel to her sculptural practice, Löhr’s drawings emerge from a similarly physical gesture. By rubbing oil paint directly into the fibers of the paper with her fingers, she creates works of a tactile, vibrant nature, where the image is not merely depicted, but physically grounded in the surface. Working in graphite, the artist applies a weighted pressure that embosses the long-fiber paper, revealing the sculptural approach to the two-dimensional drawing.
For nearly three decades, Löhr’s installations, sculptures and drawings have been exhibited internationally in institutions such as the Arp Museum Bahnhof Rolandseck, the Kunsthaus Baselland, the Vangi Sculpture Garden Museum at Shizuoka, the Venice Biennale, and the Villa e Collezione Panza, Varese. The spring of 2026 will unveil a permanent installation on the rooftop terraces of the Museo di Capodimonte, Naples. Her work is represented in distinguished permanent collections worldwide, including The Morgan Museum and Library, New York; the Ursula Hauser Collection, Switzerland; and Pinakothek der Moderne, Munich, among others. The artist lives between Cologne and Prato in Tuscany.
FR Le travail de Christiane Löhr se déploie dans un dialogue avec la nature, fruit d’une grande proximité avec les animaux et l’environnement sauvage de sa jeunesse. L’artiste sélectionne des matériaux tels que des tiges de plantes, des graines de pissenlit ou de lierre pour construire de minuscules sculptures rappelant des objets du quotidien ou une architecture monumentale. En suivant la géométrie propre à la matière organique, elle édifie des objets qui s’érigent en archétypes d’une architecture imaginaire — d’une légèreté et d’une fragilité surprenantes, tout en étant intrinsèquement puissants et stables. Malgré leur format souvent intime, ces sculptures agencent l’espace dans une séquence interne ordonnée et rigoureuse, prouvant que la force réside dans la précision et la proportion plutôt que dans l’échelle.
Parallèlement à sa pratique sculpturale, les dessins de Löhr émanent d’un geste tout aussi physique. En frottant la peinture à l’huile directement dans les fibres du papier avec ses doigts, elle crée des œuvres de nature tactile et vibrante, où l’image n’est pas simplement représentée, mais physiquement ancrée dans la surface. Lorsqu’ elle travaille au graphite, l’artiste exerce une pression qui gaufre le papier à fibres longues, révélant ainsi une approche sculpturale du dessin bidimensionnel.
Depuis près de trois décennies, les installations, sculptures et dessins de Löhr sont exposés internationalement dans des institutions telles que l’Arp Museum Bahnhof de Rolandseck, Kunsthaus Baselland, le Vangi Sculpture Garden Museum à Shizuoka, la Biennale de Venise et la Villa e Collezione Panza à Varèse. Le printemps 2026 verra l’inauguration d’une installation permanente sur les toits-terrasses du Musée de Capodimonte à Naples. Son œuvre est représentée dans d’éminentes collections permanentes à travers le monde, notamment à la Morgan Library and Museum de New York, à la Collection Ursula Hauser en Suisse et à la Pinakothek der Moderne de Munich, entre autres. L’artiste vit entre Cologne et Prato, en Toscane.